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2008
La nature gagne du terrain au Québec
7 % (17 800 km2) du territoire protégé, en particulier dans le nord
Le 7 octobre 2008 - Parc-de-la-Jacques-Cartier
Une autre étape vient d’être franchie aujourd’hui au nom de la protection de notre patrimoine naturel. Avec la protection de 1 % de plus de notre territoire, la société québécoise verdit tranquillement, mais sûrement, son avenir. La Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP Québec), Nature Québec et l’Initiative boréale canadienne (IBC) tiennent à féliciter le gouvernement du Québec pour cet ajout 17 800 km2, soit 35 fois l’île de Montréal et espèrent qu’il poursuivra sur cette bonne voie en matière de protection de nos espaces sauvages.
Sur une bonne lancée
L’annonce de la protection de la rivière George, des réserves de parcs nationaux des Monts-Pyramides et de la Baie-aux-Feuilles représente d’importants éléments pour notre capital naturel. Les groupes saluent les efforts soutenus du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs à l’heure où les pressions sont grandes et les moyens petits, tout en admettant qu’il y a encore bien du travail à faire pour assurer la protection de nos richesses et des services écologiques pour cette génération et les prochaines.
En protégeant la majestueuse rivière George, Québec assure la préservation de tout un patrimoine ancestral et culturel des autochtones incluant l’une des plus grandes hardes de caribous au monde. «Le gouvernement fait un premier pas pour la protection du caribou toundrique qui, on l’espère , inspirera pour la protection du caribou forestier en zone boréale, espèce vulnérable au Québec et menacée au Canada », déclare Christian Simard, directeur général de Nature Québec.
Avec l’atteinte prochaine de l’objectif de 8 % promis depuis déjà trois ans, les groupes estiment qu’il est plus que temps de se donner une véritable vision pour assurer l’avenir de notre nature sauvage. Cela doit passer par une analyse de carence, ce qui manque pour assurer un réseau et non des îlots de conservation, en particulier pour le sud du Québec où les pressions sur le territoire sont énormes. «Quant au Nord de la province, en haut de la limite nordique des coupes, il est primordial de mettre en place une approche qui reflète les réalités du XXIe siècle, soit un développement durable basé sur la conservation d’au moins la moitié
de ce territoire et d’assurer le leadership des autochtones. », ajoute Marie-Ève Marchand, directrice générale de la SNAP Québec.
Notre culture est dans la nature
« Nous tenons à féliciter le gouvernement québécois ainsi que les Premières Nations et les Inuits qui ont pris part à la décision importante pour protéger ces terres. Il représente de bons progrès dans la conservation tant des valeurs naturelles que culturelles, et nous attendons avec intérêt de continuer la conversation sur une approche équilibrée de la conservation et du développement durable au Québec », précise Harvey Locke, porte-parole de l’Initiative boréale canadienne.
En terminant, la SNAP Québec, Nature Québec et l’Initiative boréale canadienne rappellent à l’ensemble des Québécois et Québécoises l’importance d’agir pendant que nous avons l’opportunité et les moyens. Dans le cadre du Congrès mondial de la nature qui se tient actuellement à Barcelone, l’Union mondiale pour la nature (UICN) présentait hier les résultats de la mise à jour sa Liste Rouge pour les espèces en confirmant la crise d’extinction : une espèce sur quatre est en danger de disparition sur la planète. La crise est bien réelle et le coût de l’inaction est grand. Il est maintenant temps d’enclencher de grandes actions. Le Québec a la chance d’être un joueur important pour la protection de la biodiversité et les changements climatiques à l’échelle internationale.
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Pour de plus amples renseignements :
Mylène Bergeron, Coordonnatrice aux communications, Nature Québec, 418.933.2031
Sophie Paradis, Coordonnatrice aux communications, SNAP Québec, 514.278.7627 poste 221