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2009

La réserve de parc national Nahanni, premier site à avoir été désigné site du patrimoine mondial, verra sa superficie multipliée par six

OTTAWA, le 9 juin 2009 — L’Initiative boréale canadienne (IBC) applaudit l’annonce faite aujourd’hui par le gouvernement du Canada, les Premières nations du Deh Cho et le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest de multiplier par six la superficie actuelle de la réserve de parc national du Canada Nahanni, célèbre partout dans le monde. Toutes les parties ont approuvé les limites territoriales définitives, qui auront pour effet de protéger la quasi-totalité du bassin hydrographique de la rivière Nahanni Sud dans les Territoires du Nord-Ouest à l’intérieur du territoire traditionnel des Premières nations du Deh Cho.

La réserve de parc national Nahanni est notamment connue pour ses spectaculaires chutes Virginia (Nailicho), qui sont deux fois plus hautes que les chutes Niagara. « Cet agrandissement du parc représente tout un progrès en matière de conservation, mais que cela s’est fait en partenariat avec des Premières nations est d’autant plus impressionnant », déclare le directeur général de l’IBC, Larry Innes. Créée en 1972, la réserve de parc national Nahanni est devenue le premier site à être désigné site du patrimoine mondial en 1978 par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

« L’annonce faite aujourd’hui reflète une approche équilibrée entre la protection de terres importantes et le développement responsable d’autres terres, ajoute M. Innes. C’est surtout pertinent à la lumière de l’intérêt accru accordé au Nord canadien et de la sensibilisation accrue à l’importance de ces écosystèmes uniques pour la planète entière. » L’IBC reconnaît le travail de longue date réalisé par la Société pour la nature et les parcs du Canada dans ce projet d’agrandissement.

L’agrandissement assurera une protection permanente de plus de 30 000 kilomètres carrés, un territoire de la superficie de l’île de Vancouver. Les nouvelles limites territoriales contribueront grandement à accroître la sécurité des habitats pour des espèces à distribution étendue et sensibles comme le caribou des bois, le grizzli, la chèvre de montagne et le mouflon de Dall. La protection de ce bassin hydrographique et ses liens avec d’autres aires dans la région aideront à assurer la santé de l’écosystème boréal pour le bénéfice de générations futures.

Le bassin hydrographique de la rivière Nahanni Sud revêt une importance culturelle et traditionnelle pour les Dénés. Parcs Canada a travaillé étroitement avec les Premières nations Deh Cho sur l’adoption des nouvelles limites territoriales et s’est engagé à créer un autre parc national (Naats’ihch’oh) avec les Premières nations du Sahtu dans l’optique de préserver l’équilibre de la région. De plus, Parcs Canada est engagé dans des consultations sur ces initiatives avec les Dénés kaskas dans le territoire voisin du Yukon.

L’agrandissement de la réserve de parc national Nahanni s’inscrit dans une série d’efforts interdépendants visant à identifier et à protéger des valeurs écologiques et culturelles fondamentales. Au cours des quatre dernières années, un peu plus de 12 millions de hectares (30 millions d’acres) dans les Territoires du Nord-Ouest ont été désignés pour une protection intérimaire ou permanente par le gouvernement fédéral ou territorial. L’IBC est un partenaire de la stratégie relative aux zones protégées des Territoires du Nord-Ouest et appuie activement les efforts déployés par des Premières nations, des organismes de conservation, des gouvernements et d’autres intérêts visant à créer un réseau représentatif de zones culturelles et écologiques protégées dans la région.

 

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Pour de l’information de fond, dont des rouleaux B et des photos : http://www.interboreal.org/index.php?option=com_content&task=view&id=109&Itemid=145

L’Initiative boréale canadienne travaille avec divers partenaires afin de créer de nouvelles solutions pour assurer la conservation et le développement durable de la forêt boréale. Elle agit à titre de catalyseur en appuyant divers efforts sur le terrain, dans l’ensemble de la région boréale, déployés par les gouvernements, l’industrie, les Premières nations, des organismes de conservation, les grands détaillants, des institutions financières et des scientifiques. L’IBC est un projet de Pew Environment Group.

Renseignements
Suzanne Fraser, directrice des communications
Initiative boréale canadienne
sfraser <at> borealcanada.ca
T. : 613-232-2530