Centre des médiasCommuniqués2009L'Ontario dépose un projet de loi établissant un processus de planification d'utilisation des terres dans la région du Grand Nord boréal de la provinceToronto, le 2 juin 2009 — L'Initiative boréale canadienne (IBC) accueille favorablement le dépôt aujourd'hui d'un nouveau projet de loi qui donne suite à l'engagement pris par le premier ministre McGuinty en juillet 2008 de mettre en place un processus de planification de l'utilisation des terres dans le Grand Nord de l'Ontario, dirigé par les Premières nations et visant une approche équilibrée entre la conservation et l'exploitation de cette région importante pour la planète entière. « Il s'agit d'un important pas pour assurer la viabilité future de la région du Grand Nord boréal de l'Ontario, affirme Larry Innes, directeur général de l'IBC. Nous félicitons le gouvernement pour avoir reconnu que les mesures visant à créer la prospérité économique doivent être planifiées en tenant compte de la protection de l'environnement et, de préférence, en partenariat avec les Premières nations. » En juillet 2008, le gouvernement de l'Ontario a annoncé qu'il confierait la planification de l'utilisation des terres nordiques aux Premières nations. La province s'est engagée à travailler de concert avec les collectivités locales afin de planifier la mise en place d'un réseau de terres protégées interdépendantes sur plus de la moitié du territoire de la région du Grand Nord de l'Ontario tout en ciblant des zones prioritaires pour la mise en valeur des ressources. Le gouvernement s'est aussi engagé à faire approuver les développements majeurs par les Premières nations dans le cadre du processus de planification et de partager les recettes tirées de la mise en valeur des ressources avec les collectivités autochtones. La région du Grand Nord boréal de l'Ontario s'étend vers le nord à partir du 51e parallèle et couvre plus de 40 % du territoire de la province. Il s'agit d'un des plus grands écosystèmes intacts sur la planète. De nombreuses collectivités autochtones y vivent, et la région soutient une faune riche et diversifiée. Les richesses naturelles de cette région assurent la subsistance de centaines de collectivités autochtones et le maintien de milliers d'emplois. Faisant partie du plus important puits naturel de carbone terrestre au monde, la région boréale de l'Ontario emmagasine quelque 49 milliards de tonnes de carbone — principalement dans ses tourbières et ses zones humides — et absorbe environ 12,5 milliards de tonnes de gaz carbonique par an. « Établir un juste équilibre n'a jamais été plus important. Vu l'immensité de cette région ainsi que la portée et l'ampleur du travail de planification qui devra y être entrepris, il faudra investir des sommes considérables dans le développement des capacités, des connaissances, des processus et de la coordination régionale, ajoute M. Innes. Ce sont des éléments qui se sont avérés critiques pour assurer le succès des initiatives d'aménagement du territoire menées ailleurs dans le Nord canadien. » « La première priorité doit être de veiller à l'octroi de fonds et à la mise en place de mécanismes de contrôle efficaces pour assurer que le processus de planification habilite les Premières nations à jouer leur rôle d'intendants sur leurs terres traditionnelles tout en leur permettant de tirer profit d'une prospérité économique qui se fait attendre depuis longtemps. Nous comptons contribuer à l'avancement de ces objectifs à mesure que le projet de loi est peaufiné au cours des prochains mois », conclut M. Innes. -30- L'Initiative boréale canadienne travaille avec divers partenaires afin de créer de nouvelles solutions pour assurer la conservation et le développement durable de la forêt boréale. L'IBC agit à titre de catalyseur en appuyant divers efforts sur le terrain, dans l'ensemble de la région boréale, déployés par les gouvernements, l'industrie, les Premières nations, des organismes de conservation, les grands détaillants, des institutions financières et des scientifiques. L'IBC soutient le Conseil principal de la forêt boréale, qui réunit des conservationnistes chefs de file, des Premières nations, des sociétés exploitantes de ressources et des institutions financières. Les membres du Conseil appuient la Convention pour la conservation de la forêt boréale et sa vision de protéger au moins la moitié de la région boréale du Nord canadien et d'assurer un développement durable de classe mondiale du reste du territoire, dans le respect et l'accommodation des droits autochtones.
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