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2007

1 500 scientifiques du monde entier réclament la protection de la forêt boréale du Canada

Le 14 mai, 2007 - Ottawa & Seattle

Dans une lettre publiée aujourd'hui qui s'adresse à tous les gouvernements canadiens — provinciaux, territoriaux et fédéral, 1 500 scientifiques hautement respectés venant de plus de 50 pays du monde entier en appellent à la protection de la forêt boréale du Canada. Les scientifiques estiment que la forêt boréale canadienne, d'une superficie de 1,4 milliard d'acres, constitue l'un des derniers écosystèmes forestiers et systèmes écologiques humides encore intacts sur la planète.

La forêt boréale canadienne demeure une source majeure d'eau douce en Amérique du Nord et elle abrite quelques-unes des populations de loups, de grizzlis et de caribous des bois les plus importantes du globe. Ses grands lacs, fleuves et rivières offrent du poisson en abondance, et ses arbres et marécages fournissent des sites de nidification à des milliards d'oiseaux chanteurs migrateurs et de sauvagines. Des centaines de communautés des Premières nations dépendent aussi des écosystèmes de la forêt boréale pour leurs moyens de subsistance.

Cependant, la forêt boréale canadienne est soumise à une pression accrue provenant de l'exploitation de ses ressources forestières, pétrolières, gazières et minières et à peine 10 % de sa superficie sont protégés jusqu'à présent, ce qui est bien inférieur à ce qui avait été reconnu comme nécessaire par les scientifiques pour soutenir les écosystèmes au fil du temps.

« L'extraordinaire degré de soutien exprimé dans cette lettre démontre l'importance de la forêt boréale du Canada sur le plan écologique pour la planète et le besoin urgent pour ce pays de la protéger », a indiqué David Schindler, titulaire d'une chaire commémorative Killam et professeur d'écologie à l'Université de l'Alberta, à Edmonton. « Nous perdons un trop grand nombre des grandes forêts du monde, en dépit des meilleurs efforts réalisés par les agent de protection de la nature. La forêt boréale du Canada constitue ce qui est peut être notre dernière et meilleure occasion de bien faire les choses, pourvu que nos dirigeants interviennent de manière décisive dès maintenant. »

La forêt boréale est le puits de carbone terrestre le plus vaste du monde. La forêt boréale canadienne stocke à elle seule 186 milliards de tonnes de carbone — ce qui équivaut à plus de 27 années des émissions mondiales de dioxyde de carbone provenant de la consommation des combustibles fossiles. Dans le plus récent rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), la déforestation a été désignée comme une source importante d'émissions de gaz à effet de serre.

« La forêt boréale emmagasine de grandes quantités de carbone et elle agit comme un bouclier protecteur contre le réchauffement planétaire en plus d'offrir un habitat vital à d'innombrables espèces d'oiseaux, de poissons et de faune », a précisé la Dre Terry Root, professeure à l'Université Stanford et auteure de plusieurs rapports en qualité de membre du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). « Les scientifiques du monde entier demandent instamment au Canada d'intervenir maintenant en adoptant la Convention pour la conservation de la forêt boréale. »

La lettre des scientifiques recommande de préserver au minimum la moitié de la forêt boréale du Canada pour en constituer des aires protégées et ne permettre qu'un aménagement soigneusement encadré du reste de la forêt, conformément à la Convention pour la conservation de la forêt boréale, un plan déjà approuvé par les groupes canadiens voués à la conservation, 25 Premières nations canadiennes et plus de 75 entreprises importantes dont le chiffre d'affaire annuel s'élève à 30 milliards de dollars.

« Les scientifiques reconnaissent le besoin urgent de protéger de grandes parties de la forêt boréale du Canada », a déclaré Larry Innes, directeur par intérim de l'Initiative boréale canadienne. « Nous devons à nos enfants d'établir un équilibre adéquat entre la conservation et l'aménagement des ressources — et une intervention immédiate est vitale si l'on veut protéger cet écosystème important pour la planète. »

« Une génération auparavant, des scientifiques ont donné l'alarme au sujet du réchauffement climatique, mais nous n'avons pas écouté. Ne commettons pas une nouvelle fois la même erreur », a rappelé Steve Kallick, directeur de la International Boreal Conservation Campaign (IBCC) de The Pew Charitable Trusts. « La forêt boréale du Canada est un élément vital du système entretenant la vie de la Terre. Les scientifiques nous avertissent de ne pas le débrancher. »

L'Initiative boréale canadienne travaille de concert avec des organismes de conservation, des Premières nations, des industries et d'autres parties intéressées pour établir des liens entre les activités scientifiques, d'orientation et de conservation qui se déroulent dans la forêt boréale canadienne.

L'organisme Boreal Songbird Initiative est voué à la sensibilisation et à l'éducation du public au sujet de l'importance que revêt la forêt boréale pour les oiseaux d'Amérique du Nord.

La International Boreal Conservation Campaign (IBCC) est une initiative de The Pew Charitable Trusts qui travaillent à la protection des écosystèmes de la forêt boréale du monde en mettant l'accent sur la forêt boréale du Canada.

Pour obtenir de plus amples renseignements, cliquez ici.

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Pour de plus amples renseignements :
Christine Choury
Initiative boréale canadienne
(613) 355-6513