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2008

Création d'un nouveau parc national canadien: les environnementalistes félicitent les gouvernements et les Premiéres nations

Plus vaste que celui de Banff, le nouveau parc national profitera des 40 millions d’acres de forêt boréale officiellement protégés depuis l’année dernière

Le 7 avril 2008 - Ottawa

Larry Innes, directeur général de l’Initiative boréale canadienne, a joint sa voix à celles d’autres défenseurs de l’environnement pour célébrer l’annonce, aujourd’hui, de projets visant la création d’un nouveau parc national aux sources de la Nahanni.

 Larry Innes a félicité le gouvernement du Canada, les habitants de Tulita et le gouvernement du territoire de s’être entendus sur cette étape importante en vue de la création du plus récent parc national canadien. « Nous nous réjouissons de l’importance du projet que les communautés Dene et Métis de Tulita entreprennent aujourd’hui avec le gouvernement, a déclaré M. Innes. L’établissement de la réserve de parc national de Nááts’ihch’oh est un véritable cadeau pour les générations futures, celles d’ici et celles de l’ensemble de la planète. » 

L’annonce d’aujourd’hui confie au gouvernement la protection de 7 600 km2 (1,8 million d’acres) de terres situées dans le secteur amont de la rivière Nahanni, qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le nouveau parc national portera le nom de Nááts’ihch’oh, qui signifie « hérissé comme un porc-épic » dans la langue na-déné parlée dans la région. La superficie du nouveau parc sera plus grande que celle des parcs nationaux de Banff, dans les Rocheuses canadiennes, et du Grand Canyon, aux États-Unis. Elle embrasse des paysages spectaculaires et constitue un habitat important pour le caribou de montagne, une espèce menacée.

Depuis janvier 2007, en collaboration avec les Premières nations, le gouvernement territorial et des intervenants locaux, le gouvernement fédéral a destiné à la préservation écologique 40 millions d’acres de terres des Territoires du Nord-Ouest, dans le contexte de la Stratégie des zones protégées des Territoires du Nord-Ouest et de certaines initiatives régionales d’occupation du territoire. L’annonce d’aujourd’hui complète celle faite en août 2007 par le gouvernement du Canada, qui prévoyait l’expansion de l’actuelle réserve de parc national Nahanni afin d’y inclure l’ensemble du bassin versant de la rivière. Cette annonce constitue également une étape de plus dans la réalisation de la Stratégie des zones protégées des Territoires du Nord-Ouest et dans le développement du système des parcs nationaux du Canada. 

« Les Canadiens peuvent s’enorgueillir du fait que leur gouvernement a reconnu l’importance de protéger l’ensemble de la région, et qu’il prend des mesures aujourd’hui pour établir non pas une, mais deux de ces zones protégées de premier choix dans la région de Nahanni, dans les Territoires du Nord-Ouest, a déclaré Larry Innes. Je crois que les générations à venir en viendront à considérer la réserve de parc national de Nahanni et le futur parc national Nááts’ihch’oh de la même façon que nous regardons aujourd’hui Banff et Jasper. »  

Les communautés de la région du Sahtu, conjointement avec les gouvernements territorial et fédéral, envisagent également d’adjoindre d’autres terres à ce réseau de terres protégées, grâce à la Stratégie des zones protégées des Territoires du Nord-Ouest et au Plan d’occupation du territoire du Sahtu [Sahtu Land Use Plan]. L’objectif demeure l’équilibre entre la protection du territoire et son développement. 

La nouvelle d’aujourd’hui a été bien reçue par la communauté environnementaliste internationale. Steve Kallick, de l’International Boreal Conservation Campaign du Pew Environment Group, remarque : « L’inaliénation de terres à des fins de conservation au cours de la dernière année, dans les Territoires du Nord-Ouest, compte parmi les plus importantes dans l’histoire de l’Amérique du Nord. Il s’agit là d’un engagement sérieux à l’échelle mondiale, qui prouve que le Canada fait des gestes concrets afin de protéger la forêt boréale, dont le rôle est important pour la planète entière. »

Sise à Ottawa, l’Initiative boréale canadienne (IBC) réunit différents partenaires dans le but de créer de nouvelles solutions pour la conservation de la forêt boréale. IBC agit à titre de catalyseur en appuyant divers efforts sur le terrain, dans l’ensemble de la région boréale, déployés par les gouvernements, l’industrie, les Premières nations, des organismes de conservation, les grands détaillants, des institutions financières et des scientifiques.

Nááts’ihch’oh, le nom du nouveau parc national, signifie « hérissé comme un piquant de porc-épic ». Ce sont les aînés de Tulita qui l’ont choisi, en référence au mont Wilson, illustré sur la photo. Photo d’Adam Smith, tirée des dossiers de la SNAP

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Pour de plus amples renseignements :

Julie Seidel, Initiative boréale canadienne/Edelman, 514 844 6665, poste 244

 

Steve Kallick, Director, International Boreal Conservation Campaign, 206 327 1184

Sue Libenson, International Boreal Conservation Campaign, 907 766 2841